Comment survivre au premier trimestre de grossesse ?

Comment survivre au premier trimestre de grossesse ?

Le premier trimestre de grossesse, on ne va pas se le cacher, ce n’est pas le plus fun ! En tout cas, pour la plupart des femmes. Nausées, fatigue extrême, sentiments mitigés de cette nouvelle aventure… on passe par beaucoup de bouleversements hormonaux et cela n’est pas forcément toujours facile. Je suis, au moment où j’écris cet article, en fin de 4e mois de grossesse, et je me sens beaucoup mieux depuis que j’ai entamé mon second trimestre. Mon premier trimestre n’a pas été horrible, disons, mais pas idéal non plus. Mais j’ai survécu ! Et j’ai plein de conseils à vous donner. Alors dans cet article, je vais vous raconter comment s’est passé mon premier trimestre de grossesse, comment cela se passe pour la plupart des femmes, et également vous délivrer tous mes humbles conseils sur comment « supporter » les petits désagréments du premier trimestre de grossesse avec Brillo. Comment survivre au premier trimestre de grossesse ? Je vous dis tout.

Quels sont les désagréments du premier trimestre de grossesse ? 

Le premier mois de grossesse

Souvent, on n’est pas consciente qu’on est enceinte durant le premier mois de la grossesse. En effet, tant qu’on n’a pas encore de retard dans les règles et que l’on ne fait pas de test, difficile de s’en douter. Surtout que pour le moment, au niveau du corps et des sensations, rien n’a vraiment changé. Cependant il arrive que dès les premières semaines de grossesse, la femme ressente une grande fatigue physique, et ait un plus grand besoin de dormir.

Le deuxième mois de grossesse

C’est en général lors du deuxième mois de grossesse que les désagréments du premier trimestre de grossesse se font sentir. Les nausées commencent, parfois même les vomissements, que ce soit juste le matin ou parfois même toute la journée.

On peut avoir les seins tendus et douloureux, car ils augmentent de volume. On peut avoir les gencives qui saignent plus facilement en raison de l’augmentation de l’afflux sanguin. On se sent également aussi extrêmement fatiguée, avec parfois des envies irrépressibles de dormir malgré le fait d’avoir passé une bonne nuit. Sans compter un autre désagrément : l’envie de faire pipi super souvent, de jour comme de nuit.

C’est aussi un mois qui implique de forts changements hormonaux dans le corps de la femme, qui peuvent la faire passer du rire aux larmes facilement. Sensibilité exacerbée, euphorie, anxiété, stress, angoisses, déprime, troubles du sommeil ou au contraire dormir abondamment… il est fréquent d’avoir des fluctuations d’humeur et celles-ci varient selon les femmes.

Le troisième mois de grossesse

Le troisième mois de grossesse ressemble beaucoup au second, mais avec une bonne nouvelle à la clé. Vers la fin du 3e mois de grossesse, les désagréments ont tendance à s’estomper progressivement pour la plupart des femmes, voire à disparaitre. 

Certaines femmes ont malheureusement des soucis de nausées, notamment, tout au long de leur grossesse, mais cela reste une minorité. En général, une fois le 3e mois passé, on peut se rassurer : le deuxième trimestre sera normalement plus agréable.

De plus, en fin de 3e mois de grossesse, on fait généralement sa première échographie. Quel plaisir de voir son bébé pour la première fois, et d’écarter tout risque de malformation ou de problème. Une fois le 3e mois terminé, le risque de fausse couche diminue considérablement. C’est donc une belle étape de passée, et souvent le moment où la grossesse est annoncée officiellement au plus grand nombre.

Mon expérience du premier trimestre de grossesse

Pour ma part, tout ce qui est cité ci-dessus, ou presque, s’est vérifié. J’ai appris que j’étais enceinte à la fin de ma 5e semaine de grossesse, donc au début de mon deuxième mois. Et à ce moment-là, je me sentais en pleine forme ! Par contre, j’avais remarqué que je dormais plus qu’avant depuis quelques semaines, que je faisais beaucoup plus de rêves (et plus vivides, je me demande si c’est commun?).

Aussi, j’avais plus faim que d’habitude, d’ailleurs mon chéri m’appelait « son petit monstre« , car je mangeais limite plus que lui. Mais dès la 6e semaine, les désagréments ont commencé et ont frappé assez fort. Nausées constantes (cette impression d’avoir une barre dans la gorge tout le temps), envie de rien et de nombreux dégoûts alimentaires (je vous en reparle juste en dessous), fatigue extrême (mais quand je vous dis extrême, c’est vraiment ça, je dormais 9-10h par nuit et je devais quand même faire des siestes chaque jour. Aussi, à partir de 14h, il n’y avait plus personne, mon cerveau était en mode off, je n’avais plus aucune force, je me sentais comme vidée). Et pour ce qui est des envies de faire pipi, déjà que j’ai tendance à être une « pisseuse » en temps normal, mais alors là… l’horreur. Haha. Je pouvais me lever 5 ou 6 fois par nuit pour aller aux toilettes (et malheureusement c’est toujours le cas, meme au deuxième trimestre). 

Au niveau des dégoûts alimentaires, c’est marrant, car plein d’aliments que j’adorais comme les plats très gouteux (ail, oignon, plats en sauce, saveurs salées, etc.) me répugnaient tout simplement. Désolée du mot, mais c’est vrai. Impossible de même sentir de l’ail ou de l’oignon, cela me déclenchait des nausées pas possibles. Et par exemple, moi qui suis une fanatique de sushis en temps normal (et qui ai toujours plaisanté auprès de mes amis que je « souffrirais » de ne pas en manger pendant ma grossesse), j’en ai été dégoutée aussi rien qu’à l’idée. Idem pour la sauce soja, et tous les plats asiatiques. Ce n’était pas hyper facile de manger ni de prévoir mes courses pour la semaine. En général, j’écoutais mes envies du moment et faisais les courses une fois par jour pour les suivre. Et comme je voulais manger des aliments hyper simples, pour me donner de l’inspiration je regardais les « recettes pour enfant » sur Google haha. À moi les coquillettes, la purée jambon et les croque-monsieurBizarrement, et par chance, je n’ai jamais vomi. Pas une seule fois. Mais par contre, je me sentais nauséeuse constamment et extrêmement ballonnée tout le temps. Comme l’impression d’avoir bu une bouteille de coca de 2L sans avoir pu roter tout le temps, vous voyez l’idée? Désolée ce n’est pas sexy, mais c’était vraiment ce que je ressentais. Hyper gonflée et pas agréable du tout. Et j’avais beau « roter », rien n’y faisait. Mon estomac continuait de produire de l’air, encore et encore.

Vers la fin du troisième mois, voire au tout début du 4e (oui, cela a vraiment duré TOUT le premier trimestre), tout a commencé à passer. OUF. Vous ne pouvez pas savoir à quel point j’espérais que je ferais partie de cette catégorie de femmes pour qui cela passe, et pas l’autre pour qui cela dure pendant 9 mois. Cette impression d’être malade tous les jours, pas top quand même. Depuis, je me sens beaucoup mieux et je n’ai quasiment plus jamais de nausées, ni de ballonnements. J’ai aussi un beau regain d’énergie la plupart des jours, même s’il m’arrive d’avoir des coups de barre l’après-midi et que j’ai toujours envie de me coucher tôt le soir. Mais c’est normal hein, après tout, enceintes, on construit un humain quand même! Cela en demande de l’énergie!

En tout cas, tous ces désagréments, bien qu’ennuyeux, ont valu le coup, car quand j’ai vu mon petit bébé a l’échographie en fin de semaine 12, je me suis dit que tout cela est tellement magique que cela vaut bien quelques nausées. Et au final, n’ayant pas vomi et travaillant de la maison (et donc ayant pu aménager mes horaires), je ne m’en suis pas si mal sortie, de ce premier trimestre de grossesse. J’ai pu me reposer, m’écouter, et surtout appliquer certains des conseils ci-dessous sur « comment survivre au premier trimestre de grossesse »?

Comment survivre au premier trimestre de grossesse ? Tous mes conseils.

S’écouter et être indulgente avec soi-même

Quelque soit ce que vous ressentez (désagréments physiques, émotionnels), soyez indulgente et compréhensive envers vous-même : tout ce que vous traversez est NORMAL. Ainsi, inutile de réfléchir des heures à comment vous pourriez changer cela, vous améliorer, ou quoique ce soit. Malheureusement, ce sont des choses qui arrivent à toutes les femmes enceintes. Ainsi, il est plus facile d’accepter vos sensations, et d’apprendre a vivre avec, et prendre du temps pour vous, pour vous reposer. Vous êtes épuisée ? Au lieu de vous forcer à être active, écoutez-vous et faites une sieste. Vous vous sentirez mieux après. Vous n’avez pas envie de manger ce que votre conjoint mange car cela vous dégoûte? Ecoutez vos envies et cuisinez-vous quelque chose d’autre, qui passe mieux. Vous n’avez envie de rien faire ce weekend? Ne faites rien, reposez vous et regardez des series toute la journée. Vous êtes enceinte, vous êtes en train de fabriquer un être humain : vous avez la priorité.

Se reposer dès que nécessaire

Le premier trimestre peut être extrêmement drainant en termes d’énergie et il faut écouter sa fatigue. Autant que possible, essayez de passer de bonnes nuits. Il arrive que certaines femmes aient des problèmes d’insomnie pendant la grossesse, ce qui n’aide vraiment pas. Ne vous inquiétez pas, ça aussi, c’est normal! Et cela n’est pas grave, cela ne nuit pas au développement de votre bébé. Par contre cela peut vous épuiser encore plus, ce qui est quelque chose dont vous n’avez vraiment pas besoin. Faites des siestes dès que l’envie se fait sentir. (N’hésitez pas à lire mon article : Lutter contre l’insomnie et bien dormir comme avant)

Si vous êtes stressée, essayez de vous mettre à la méditation, à la respiration profonde (je vous conseille de regarder « la cohérence cardiaque » c‘est très efficace), pour vous relaxer et vous reposer le corps et l’esprit. Ne vous forcez pas à être active si vous n’en avez pas envie, il est important de bien régénérer votre corps qui vous le demande, et de ne pas aller au-delà de vos capacités. Bien sûr, si vous avez la possibilité et l’énergie, pratiquer une activité physique modérée pendant la grossesse est ultra recommandé (et d’ailleurs, elle augmente les niveaux d’énergie et diminue les inconforts). Mais, si vous êtes épuisée, laissez tomber. Vous reprendrez une activité quand vous irez mieux, au second trimestre.

Manger ce qui nous fait plaisir, souvent et en petites portions

Avec toutes ces nausées, ces changements de goûts, et ces envies soudaines… pas facile de faire des menus pour la semaine ou de manger comme notre conjoint. Je vous conseille ici aussi de vous écouter, et de ne pas vous en rajouter une couche en vous « forçant » à manger ce que vous ne voulez pas avaler. Pour ma part, j’avais vraiment des envies au jour le jour. Souvent, un seul repas « passait » dans l’idée, tout le reste me dégoûtait vraiment. Du coup, j’allais à la supérette du coin et je m’achetais ce qu’il fallait pour me le cuisiner.

Aussi, pour limiter les nausées et ballonnements, il est conseillé de ne pas faire de repas trop lourds, mais plutôt de fractionner les repas en 6 petits repas par jour. Ainsi, vous n’aurez jamais trop « faim », et éviterez d’avoir l’estomac vide ce qui peut aggraver les nausées. De plus, au réveil, n’hésitez pas à manger un petit cracker par exemple, pour limiter la nausée du matin. Pour ma part, c’était vraiment ennuyeux, car les nausées me prenaient la nuit et je devais manger pendant la nuit. Mais, cela m’aidait beaucoup à me rendormir. Alors je m’endormais avec mon paquet de TUC à côté de l’oreiller, au cas où! (Attention par contre à l’hygiène dentaire irréprochable en dehors, vu que déjà, la grossesse peut donner des gingivites… Si comme moi, vous devez grignoter la nuit, il faut bien se laver les dents avant de dormir et direct au réveil – ou après le petit déjeuner – et passer du fil dentaire au moins 1 fois par jour!).

Le tout en prenant en compte les restrictions d’alimentation pour les femmes enceintes bien entendu (demandez conseil à votre sage femme pour la liste des aliments à éviter).

Prendre du bicarbonate de soude

Cela m’a énormément aidée pour les nausées et ballonnements. J’en prenais chaque jour, parfois plusieurs fois. Cela me permettait de « survivre » haha et de limiter l’inconfort. Et il n’y a aucun risque pour le foetus ni pour vous.

Acceptez l’aide de ceux qui vous aiment

Votre chéri aura une mission pendant votre grossesse, et surtout durant ce premier trimestre qui vous met à zéro : vous aider. Taches ménagères, courses, cuisine… il faut qu’il soit pour vous et vous allège des choses qu’il peut faire lui-même, afin que vous puissiez vous reposer. Aussi, s’il peut prendre soin de vous, comme vous faire des petits massages, des petits plaisirs, ce sera encore mieux !

Même si vous n’avez pas encore annoncé votre grossesse à tout le monde, cela peut être bien de partager cette aventure dès le début avec quelques personnes les plus proches de vous. Votre meilleur(e) ami(e), votre maman, votre papa, votre frère ou votre soeur, ou autre… il est important de pouvoir en parler à une personne extérieure et de partager vos ressentiments.

Aussi, dès que vous apprenez que vous êtes enceinte, contactez votre médecin traitant ou une sage femme qui vous accompagnera tout au long de votre grossesse. Et si vous avez le moindre doute ou question, n’hésitez pas a lui en parler. Ils sont pour ça!

Et voilà pour tous mes conseils sur comment survivre au premier trimestre de grossesse. J’espère qu’ils vous auront été utiles! N’hésitez pas à partager votre expérience de votre premier trimestre de grossesse en commentaires! Merci de m’avoir lue et à bientôt.

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